Chirurgie de la cataracte : quand l'excellence opératoire rime avec responsabilité environnementale

Chirurgie de la cataracte : quand l'excellence opératoire rime avec responsabilité environnementale

Le Dr Alice Grise-Dulac, ophtalmologiste à la Clinique Noémie de Rothschild, partage son retour d'expérience sur la machine SOPHI de Rayner dans une interview accordée au JT de l'Ophtalmologie.

Une nouvelle génération de chirurgie de la cataracte

La chirurgie de la cataracte est l'une des interventions les plus pratiquées en France, avec plus de 900 000 actes réalisés chaque année. Efficace et bien codifiée, elle repose sur la phacoémulsification : le cristallin opacifié est fragmenté par ultrasons, puis remplacé par un implant artificiel. Si la technique est mature, les équipements utilisés, eux, continuent d'évoluer — et c'est précisément ce qu'illustre le témoignage du Dr Alice Grise-Dulac.

Invitée par le JT de l'Ophtalmologie, elle y décrit son expérience avec la machine SOPHI de Rayner, un phacoémulsificateur de nouvelle génération qui introduit une rupture notable dans la pratique opératoire : non seulement sur le plan technique, mais aussi sur le plan environnemental.

Une cassette réutilisable jusqu'à 10 procédures, une ergonomie sans fil, un double mode de pompe : la SOPHI change vraiment la façon dont on appréhende une journée opératoire.

Ophtalmologiste

Ce que change la SOPHI au quotidien


La première innovation marquante de la SOPHI réside dans sa cassette réutilisable jusqu'à 10 procédures. Là où les systèmes conventionnels imposent un changement de cassette à usage unique pour chaque patient, cette approche réduit considérablement la quantité de déchets plastiques générés au bloc opératoire.

Sur le plan ergonomique, la machine fonctionne sans fil, ce qui simplifie la gestion de l'espace au bloc et améliore la liberté de mouvement du chirurgien. Elle intègre par ailleurs un double mode de pompe — Venturi et péristaltique — permettant à chaque opérateur d'adapter le comportement de la machine à ses préférences et à la complexité du cas traité, avec à la clé une sécurité et une précision accrues pour le patient.

  • x10

    réutilisations par cassette, contre 1 avec les systèmes traditionnels

  • 2

    modes de pompe (Venturi & péristaltique) pour s'adapter à chaque cas

  • CO₂↓

    réduction significative des émissions par intervention chirurgicale

L'impact environnemental global du bloc repensé


Au-delà de la cassette réutilisable, c'est une vision plus globale de la durabilité qui se dessine à travers l'intégration de la SOPHI dans le système SurgiCube®. Ce dispositif permet de mesurer et de suivre l'empreinte carbone d'un programme opératoire dans son ensemble : consommables, énergie, flux de déchets.

Le résultat : une diminution significative des émissions de CO₂ par intervention — un chiffre concret, traçable, qui marque une étape réelle dans la prise en compte de l'impact environnemental de la chirurgie ophtalmologique.

Un engagement environnemental concret

La Clinique Noémie de Rothschild s'inscrit dans une démarche de chirurgie responsable : réduction des déchets au bloc, choix d'équipements éco-conçus et mesure de l'empreinte carbone de nos programmes opératoires. Parce qu'une chirurgie d'excellence peut aussi être une chirurgie engagée.

Excellence chirurgicale et responsabilité : des valeurs complémentaires

Ce témoignage illustre une conviction qui guide notre pratique : l'innovation médicale et la responsabilité environnementale ne s'opposent pas — elles se renforcent mutuellement. Choisir des équipements plus durables, ce n'est pas renoncer à la qualité ; c'est l'intégrer dans une exigence plus large, au bénéfice des patients comme de la collectivité.

La Clinique Noémie de Rothschild, adossée à l'Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, entend être à l'avant-garde de ces évolutions : technique chirurgicale, innovation instrumentale, et désormais, impact environnemental mesurable.